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Le guide Loto Quine

Jetons, marqueurs, application : ce qui change vraiment

Faut-il un téléphone pour marquer ses cartons ? Comparez les coûts, les erreurs et les limites de chaque méthode, sans oublier la question de la triche. Les jetons gardent leurs adeptes.

Le calcul, plutôt que le chronomètre

Nous n'avons pas de mesure au chronomètre à vous donner, et nous n'allons pas en inventer une. Mais une division suffit à comprendre où ça coince.

Un carton de loto porte 15 numéros sur les 90 du boulier. Un numéro annoncé a donc une chance sur six d'être présent sur un carton donné. Sur 40 cartons, cela fait en moyenne six ou sept jetons à poser à chaque numéro. Six jetons, ce n'est rien. Le problème est ailleurs : pour savoir lesquels, il faut regarder les 40 cartons. Même à une seconde par carton, ce qui suppose un œil très sûr, vous êtes à une quarantaine de secondes, avant même de poser le premier jeton. Et l'annonceur enchaîne sans vous attendre.

C'est pour cela que les gros joueurs jouent souvent à deux, chacun surveillant sa moitié de table. Avec l'application, le nombre de cartons ne change plus rien à la charge de travail : vous tapez le numéro annoncé une fois, et 10, 40 ou 200 cartons sont marqués ensemble. Le geste est le même, la fatigue aussi.

Les erreurs, et celle qui coûte le plus cher

À la main, il y a deux fautes possibles, et elles n'ont pas du tout le même prix.

  • Marquer un numéro qui n'a pas été annoncé. Vous criez quine, le contrôleur relit votre carton, elle est refusée. Gênant, mais sans gravité.
  • Rater un numéro. Vous aviez la quine et vous ne l'avez pas vue. Personne ne le saura jamais, pas même vous. C'est la vraie perte, et c'est la plus silencieuse.

L'application ne rate aucun numéro qu'on lui a donné. En revanche, elle ne devine pas une faute de frappe : si vous tapez 67 au lieu de 76, elle marque 67, tranquillement. La différence est qu'elle affiche la liste des numéros saisis, relisible à tout moment, et qu'une correction prend deux secondes. Un jeton posé au mauvais endroit, lui, ne se raconte à personne.

Elle prévient aussi avant que ça n'arrive : chaque carton indique combien de numéros lui manquent, ceux qui approchent du but remontent en haut de l'écran, et une vibration signale la quine, la double quine ou le carton plein. Les détails sont dans la page sur la gestion des cartons, et le vocabulaire dans les règles du loto quine.

La place sur la table

Une table de salle des fêtes se remplit vite : les cartons, la boîte de jetons, le verre, le programme, le sac, le coude du voisin. Au delà d'une vingtaine de cartons, les rangées se chevauchent, et il suffit d'une manche qui traîne pour que trois cartons perdent leurs jetons d'un coup. Personne ne sait alors les remettre correctement.

Un téléphone occupe la place d'un carton, une tablette celle de deux. En fin de partie, il n'y a rien à ramasser, rien à recompter, rien à ranger dans la boîte. Ceux qui jouent beaucoup gardent quand même leurs cartons papier devant eux, en pile, puisqu'il faudra les présenter. Pour la lisibilité, la tablette est un vrai confort, et une vieille tablette qui dort dans un tiroir suffit : voir la page dédiée.

Les voisins de table

Le premier soir, vous serez regardé. Les avis publics de l'application racontent tous la même scène : le voisin qui demande pourquoi vous photographiez vos cartons à la chaîne. C'est plus de la curiosité que de l'hostilité, et ça se règle en montrant l'écran une fois.

Deux règles de politesse valent d'être rappelées. Coupez le son : la vibration suffit, et une sonnerie pendant l'annonce d'un numéro agace toute la salle. Et baissez la luminosité si vous êtes au premier rang. Pour le reste, l'application sert parfois à des choses qu'on n'avait pas prévues : une joueuse malentendante a écrit qu'elle relit les numéros à l'écran plutôt que d'essayer de les attraper au vol.

Ce que l'application ne remplace pas

Le carton papier. C'est lui que vous levez, c'est lui que le contrôleur relit numéro par numéro, c'est lui qui vaut preuve auprès de l'organisateur. L'écran n'est qu'un aide-mémoire, jamais une justification. Si votre téléphone tombe en panne de batterie au milieu de la partie, vos cartons sont toujours sur la table, et vous reprenez aux jetons.

Elle ne remplace pas non plus le boulier, ni l'annonceur, ni la buvette. Elle n'achète pas vos cartons, elle ne connaît pas le tirage, et elle ne vous dira jamais quels numéros vont sortir : personne ne le peut. Ce qu'elle fait tient en une phrase : marquer ce que vous entendez, sur les cartons que vous avez achetés.

L'accusation de triche

Elle circule dans les groupes Facebook, parfois en salle : « avec le téléphone, c'est de la triche ». Regardons ce que l'application fait réellement. Elle ne modifie aucun carton. Elle ne connaît pas les numéros à l'avance. Elle ne marque que ce que vous tapez. Elle ne parle pas à l'organisateur, ni au boulier. Elle ne donne aucun avantage sur le tirage, parce que le tirage ne dépend de personne.

Surtout, au moment de crier, l'organisateur ne regarde pas votre écran. Il prend votre carton papier et il le relit. Une quine annoncée à tort est refusée, avec ou sans téléphone, et un carton qui n'a pas été acheté ne vaut rien. L'application ne peut donc rien ajouter à ce qui se vérifie sur le papier.

Le seul point réel est ailleurs : elle permet à une personne seule de suivre beaucoup plus de cartons qu'avant. Ça, c'est une question d'organisation, pas de triche. Certaines salles limitent le nombre de cartons par joueur, et c'est leur droit le plus strict. Si votre loto a une règle de ce type, elle s'applique de la même façon, écran ou pas. Le sujet est vu côté organisateur dans organiser un loto associatif.

Le verdict, par profil

5 à 10 cartons, deux fois par an

Gardez vos jetons. Sérieusement. À ce volume, la main suit sans effort, et le plaisir du geste vaut bien les quelques secondes gagnées. Installer une application pour deux soirées par an n'a pas de sens.

20 à 40 cartons, plusieurs fois par mois

C'est le point de bascule. C'est aussi le moment où l'on commence à jouer à deux pour s'en sortir. Rangés en dossiers, vos cartons habituels se retrouvent d'une soirée à l'autre sans ressaisie, et la saisie au clavier ne coûte rien. Si vos cartons changent à chaque loto, le scan photo devient intéressant : voir comment il fonctionne.

Loto live à la maison

L'écran gagne sans discussion, parce que vos cartons arrivent souvent par mail ou par messagerie et que la partie se joue déjà devant un écran. Il reste à décider où regarder le direct : la page loto live explique le montage à deux écrans.

Le bénévole qui joue les cartons des absents

Là, il n'y a pas de débat : quarante cartons appartenant à cinq personnes différentes, étalés sur une table, c'est ingérable aux jetons. Un dossier par joueur, une tablette, et le tirage partagé entre plusieurs bénévoles. Tout est détaillé sur la page associations.

Et si vous préférez les jetons

Alors gardez-les. Une soirée de loto n'est pas un problème à optimiser : c'est une salle, des voisins, un porte-bonheur posé sur le carton et une boîte de jetons qu'on connaît par cœur. Rien n'oblige à choisir un camp non plus. On peut très bien garder trois cartons devant soi, aux jetons, et confier les trente autres à l'écran.

Si vous voulez essayer, c'est gratuit, et la saisie au clavier est illimitée : dix cartons et une partie suffisent pour savoir. Les questions d'argent et de fonctionnement sont regroupées dans la FAQ, et la comparaison avec les autres applications dans quelle application choisir. Pour le vocabulaire du jeu, quine, rifle, planche ou poule au gibier, il y a le lexique. Une remarque, une objection, une histoire de salle ? Écrivez-nous à support@auline.cc.

Essayez sur une seule partie

L'application est gratuite et la saisie au clavier est illimitée. Dix cartons suffisent pour vous faire une idée.